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J’ai recu ce message d’une amie aujourd’hui:
« Hello Marie, Je sors de l’hôpital pour extraction de mon tumeur au sein. J’aurai à recevoir un minimum de 25 radiothérapies dans les prochains jours…mais j’aurais un autre diagnostique dans 10 jours à savoir si les ganglions sont touchés..je rentre dans le couloir des gens touchés par cette maladie. Je suis la 5e filles de mon groupe à avoir le cancer du sein…..je me demande si c’est pas contagieux tellement il y en a autour de moi. Mes salutations Marie »
Voila pourquoi Breast Yourself existe. Arrêtons cette épidémie!
Pas une journée se passe sans qu’on entende parler au moins une fois de quelqu’un quelque part qui a le cancer. Si ce n’est des nouvelles médicales sur le sujet.
Cela est bien.
En fait, c’est un peu le mérite de l’événement Breastyourself pour combattre le cancer du sein. Cette sensibilisation aux enjeux importants de notre temps méritent d’être soulignés car elle nous force à affronter la réalité.
Non, le cancer ne touche pas juste les autres. Oui, il est à nos portes.
Soyons vigilants, critiques et informés.
Nous en sortirons grandis.
Longue vie à Breastyourself.
Patrick White
Annie Michaud, une des blogueuses de Breast Yourself, m’a beaucoup émue vendredi dernier avec son FollowFriday :
L’événement Breast Yourself a pour but d’amasser des fonds et de sensibiliser les gens au cancer du sein, mais, d’abord et avant tout, il s’agit pour moi d’une raison de célébrer de la vie.
Comme le disait si bien Patrick Lagacé dans billet : « Bref, il y a le cancer, il y a la mort. Mais il y a aussi la vie. Maintenant. » Et Breast Yourself, c’est ça! C’est une célébration de la vie!!! Le but de l’événement est de s’amuser, d’avoir du fun, de lâcher son fou et oublier tous nos soucis le temps d’une soirée. Mais aussi d’essayer de transposer cet état d’esprit à l’année.
En vieillissant, nous devenons de plus en plus conscients de la fragilité de la vie. C’est pourquoi nous devrions tous , MAINTENANT, en profiter au maximum. Et surtout, ne pas attendre qu’une catastrophe nous arrive pour l’apprécier pleinement. La vie est aussi inexplicable qu’extraordinaire, et il faut absolument avoir conscience de la beauté qui nous entoure et de la chance inouïe que nous avons d’être ici en ce moment.
Il y a 7 ans lorsque j’ai conçu Breast Yourself, je savais bien toutes ces choses, mais pas assez. C’est la maladie et la mort de mon père ainsi que l’accident ayant paralysé ma mère qui sont venus me rappeler l’urgence de vivre. J’en parle d’ailleurs ici dans une vidéo tournée par le photographe Yannick Déry lors de ma participation au projet Photo Art Book 360 en aout dernier :
Breast Yourself, c’est ma façon à moi de répandre la bonne nouvelle. Si j’ai pu sensibiliser qu’une seule personne, en l’occurence Annie, ma mission est accomplie.
Si seulement Breast Yourself pouvait devenir un « state of mind »……si seulement Breast Yourself pouvait devenir une maladie contagieuse transmise socialement…
La semaine dernière, j’ai été toute remuée par ce poème de Nicola Ciccone qui parle du cancer. J’ai eu un grand frisson en l’écoutant, car mon père est décédé de cette maladie et j’ai aussi des amis qui se sont battues contre le “crabe”. Écoutez-le avec le cœur. On oublie trop souvent que la vie est en véritable cadeau et que c’est à nous de décider ce que nous voulons faire de notre présent:
Les mots qu’on a peur d’entendre
De Nicola Ciccone
Les mots qu’on a peur d’entendre
Les mots qui tuent qui blessent
Violence, déviance et maladie
Les mots qui laissent dans la détresse.
Un jour de mars, assis près d’elle
Dans une clinique du centre-ville
Un médecin regardant par terre
Lui prononça le mot cancer.
Ce mécréant, cette charogne
Qui tue lentement et sans remords
Voleur de rêves, tricheur de somme
Il vous volera jusqu’à la mort.
J’étais de glace et sans parole
Comme un boxeur tombé au sol
Mais, elle forte et prête à se battre
Brillait d’espoir, brillait encore.
Les mots qu’on a peur d’entendre.
Aussi bizarre que ça puisse paraître
Sont parfois de nouveaux débuts
Des mots qui peuvent changer nos vies.
Alors là, dressé comme un chien de garde
J’ai fait le serment devant moi-même
J’ai voulu défier l’impossible
Comme un enfant fonde dans le vide.
Je vais faire la guerre à la mort
Je vais faire l’amour à la vie
il y a des combats qu’on ne peut vaincre
mais le combat en vaut le prix.
Car chaque jour qu’on arrache au mal
Car chaque seconde qu’on embellit
On se rend compte qu’on a le choix
On se rend compte qu’on est en vie.
Les mots qu’on a peur d’entendre
Les mots qui tuent, les mots qui blessent
Ne sont que de mots, non pas des laisses
La vie, c’est nous qui l’écrivons.
Voici le lien vers l’album où se trouve la chanson « Les mots qu’on a peur d’entendre »
Breast Yourself est une soirée très populaire. Durant les derniers mois, j’ai eu la chance de devenir amie avec Marie-Annick Boisvert et suite à sa demande, je me suis jointe au projet. C’est ainsi que je me suis retrouvée au sein du comité 2.0 de BY . Ave cet événement, j’ai tenté de repousser les limites de ce que j’ai pu faire auparavant en réseaux sociaux, car j’ai la confiance de l’équipe et les moyens techniques de le faire.
Cette année, comme l’an passé, le party sera diffusé sur le web en direct grâce à Ustream, mais pas n’importe comment! Grâce à une équipe de caméramans chevronnés, nous allons faire un Ustream avec trois caméras dont une qui se déplacera dans la foule. Ceux qui nous regarderont du web pourront donc voir le party en général, voir le party du plancher de danse et voir des entrevues que je ferai avec les vedete présentes, des participantes et même des commanditaires. Je tenterai donc de vous faire vivre l’événement dans le confort de votre salon!
Serez-vous au rendez-vous devant votre ordinateur pour vivre avec nous la soirée du 5 novembre ?
Question qui peut sembler hors contexte, mais sur un site contre le cancer du sein, on a le droit de se poser la question…
Il faut dire qu’on commence très jeune à aimer les seins. Tout petit, lorsqu’on découvre qu’on peut avoir du lait gratuit par les seins de sa mère, on ne rate pas les occasions de brailler pour en avoir plus.
Si vous voulez une preuve qu’on aime ça, il suffit de voir tous les docteurs qui décident, plus vieux, de faire des recherches sur le sujet afin d’aider ses prochains hommes à en avoir plus pour leurs seins. On prend un petit temps pour les remercier…
On les aime pour le goût.
Ensuite, on doit malheureusement se rendre à l’évidence et arrêter de sucer ces mamelons pour donner la chance à nos mères de conserver un peu de ressources pour le prochain dans la lignée. On finit donc par devoir se contenter du lait des vaches…
Maintenant, 15 ans environ après cet allaitement qui a duré qu’un trop court instant, on voit les seins sous un angle quelque peu différent. Ils changent une silouette, rendant à la femme les courbes qu’elle méritent. Rendant à la femme un atout de plus pour attirer l’oeil de l’homme. L’homme a toujours su garder son regard en coin pour cet attribut de la femme. On aimerait souvent pouvoir regarder plus longtemps cet atout, mais avec le temps, on découvre la politesse.
On se sent souvent gêné devant un balcon, même si on aimerait sortir nos jumelles souvent pour le voir de plus près. On aimerait pouvoir ouvrir les portes de se balcon et crier à la rue en dessous à quel point la vue est belle.
On les aime pour la vue.

Un aspect qu’il ne faut pas oublier est la senteur de ces collines. Chaque colline possédant ses caractéristiques particulières, la senteur ne fait pas exception. Souvent c’est un parfum qu’on s’imagine avec les yeux je dois avouer, malgré tout, il faut prendre le temps se respirer un bon coup pour pouvoir différencier chaque paysage. Parfum qu’on prend gout à la jeunesse et qui encore une fois change drastiquement avec le temps pour nous apporter un autre sorte de réconfort.
On les aime pour l’odeur.
Lorsque la chance vous sourit (ou la femme), il arrive qu’on est le droit de se promener dans ses collines. On a enfin le droit de toucher au sol, avec prudence, pour se rendre compte que le toucher est encore plus beau que la vue. C’est comme si la main de Dieu pouvait toucher les collines, imaginez quelle réaction il aurait, maintenant regarder votre face, c’est cette réaction qu’il aurait. D’accord, il faudrait peut-être changer la colline par une montagne de marshmallows, mais c’est moins beau à la vue.
On les aime pour le toucher.
Sans y aller avec des détails, on les aime pour l’écoute.
Peu importe la forme, peu importe la grosseur, l’homme prend plaisir à aimer les seins avec ses cinq sens. C’est pourquoi c’est important de continuer à supporter la cause du cancer du sein, parce qu’elle tue aussi des seins.
Thoma.
J’ai de la chance. Personne de mon entourage n’est ou n’a été atteint de cancer. Je touche du bois, croyez-moi. Car bien que je n’aie pas vécu la souffrance de perdre un être cher aux mains de cette vermine, je ne peux que constater celle des autres et me dire que l’on est jamais vraiment à l’abri. C’est pourquoi, pour moi et pour les femmes de ma vie, celles que j’admire et que je respecte aussi, j’ai fait du cancer du sein MA cause. Toutes les causes sont importantes, oui. Mais soutenir celle qui nous touche plus particulièrement rend la chose, disons, plus naturelle. Il suffit parfois d’un tout petit geste pour faire une différence.
Sur une note moins sérieuse…
UN MOIS!!! Un tout petit mois avant la grande célébration de la femme qu’est Breast Yourself!! Je ne tiens plus en place… (Et je ne sais toujours pas quoi porter!!!)
Dites, vous savez que tous les billets se sont envolés comme des petits pains chauds? Plus aucun billet disponible à plus d’un mois de l’événement… Du jamais vu! Ça laisse présager une soirée incroyable!!! Des centaines de femmes célébrant la beauté, la force et la détermination… Quelle inspiration!
J’ai très hâte!
P.-S. Avez-vous trouvé votre tenue?
Dimanche il y a trois semaines, le téléphone a sonné à la maison. Une de me sœurs m’annonçait que mon père était inconscient, à l’hôpital dans le nord de l’Alberta, où il était en vacances avec ma mère pour souligner sa retraite à elle. Sombres perspectives.
Quelques heures plus tard, on apprenait que c’était une tumeur au cerveau grosse comme une balle de tennis. L’angoisse totale : le cancer vient frapper à la maison. En général, c’est toujours les autres, non? La mort flottait dans l’air.
Sept ambulances plus tard, mon père a été héliporté vers Edmonton, où heureusement l’hôpital universitaire, moderne et à la fine pointe, est spécialisé dans les chirurgies au cerveau, entre autres. La santé est bien financée en Alberta, un des bons côtés des sables bitumineux…
L’opération laissait présager le pire. Mais ce fut un succès en fait. L’essentiel de la tumeur a été retirée, mais elle était maligne et de Grade 4 (la pire).
Je suis allé à Edmonton, tout comme mes deux sœurs. On a rapatrié mon père à Québec il y a 10 jours. Il va bien. Son moral est excellent et il croit dans la vie. Mon père est philosophe de formation et très religieux, en plus d’être pratiquant. Il est serein.
Dans les prochaines semaines débute le plus grand combat de sa vie : la chimio et la radiothérapie pour chasser le cancer du cerveau. Reste à avoir un bon moral, prier, croire et bien se documenter sur le sujet.
Le cancer est dans chacune de nos cours. C’ets juste que desfois, on ne le sait pas.
Patrick White







