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Une femme pleine d’énergie qui s’est attaquée à un adversaire de taille: un cancer du sein de grade 4.
Pascale LeBlanc est une « victorieuse » du cancer du sein car c’est ainsi qu’on appelle maintenant celles qui comme elle ont vaincu leur cancer. À 41 ans elle a reçu un diagnostic de cancer du sein très agressif. Il faut savoir que dans sa famille c’est fréquent, sa mère l’a eu et en est décédée, puis en même temps qu’elle était traitée, sa tante de 58 ans et sa nièce de 22 ans suivaient aussi des traitements pour ce même cancer. Bonne nouvelle: elle est en rémission depuis le 11 novembre 2007.
Pascale, quelle a été ta réaction quand tu as appris que tu avais le cancer?
Après avoir eu la nouvelle chez l’oncologue, j’ai eu besoin de me retrouver avec moi-même et je suis allée marcher seule pour digérer la nouvelle. Le soir, avant même d’appeler mon mari Robert à Toronto, j’ai voulu voir ma meilleure amie d’urgence pour en parler avec elle. On a besoin de réconfort quand on reçoit un tel diagnostic et se souvent auprès de nos meilleurs amis avec qu’on trouve le plus de réconfort. Il faut vraiment suivre notre cœur et décider à qui on veut le dire. J’ai pleuré de rage car je trouvais injuste d’avoir mis un enfant au monde 23 mois auparavant pour me faire dire que je ne serais peut-être pas là pour l’élever. Comme je suis une battante, une fois le choc passé, j’ai tout de suite préparé un plan d’attaque. Le cancer ne viendrait pas à bout de moi!
Quelles actions as-tu prises pour y faire face?
Tout d’abord la meilleure des décisions que j’ai prises est d’avoir décidé de prendre immédiatement le contrôle de mon dossier médical. Je voulais aussi que l’on fasse une biopsie de la masse rapidement pour déterminer si mon cancer était de nature génétique ou autre et savoir de quel grade il était. J’ai su rapidement à quoi m’en tenir et surtout que mon cancer était agressif avec un grade 4. Mes chances de survie étaient d’environ 40%. J’ai aussi décidé d’impliquer ma petite fille dès le début pour qu’elle comprenne bien ce qui se passait avec sa maman pendant toute la durée de ma maladie.
Comme j’avais la chance d’être bien entourée, mon mari Robert, était constamment sollicité par la famille et les amis pour avoir de mes nouvelles. C’était très difficile pour lui. Il a donc décidé de créer un blogue pour garder tout le monde au courant de mon état et ainsi aider d’autres hommes qui vivaient la même chose que lui. C’est ainsi qu’est né Breast Cancer from a man’s viewpoint.
Puis lorsque j’ai perdu mes cheveux après la chimio, il était hors de question que je porte une perruque, j’ai donc décidé de me faire faire du Mendhi Art sur mon crâne rasé. En fait, je me suis coupée les cheveux de plus en plus court pour que ma petite fille ne soit pas effrayée du changement. C’est Luma, une artiste de Montréal qui a créé une oeuvre d’art sur ma tête en Mendhi, un type de tatoos indiens en henné. Pour que Vianne accepte bien ma nouvelle tête, j’ai créé un jeu où elle devait trouver le papillon qui se cachait dans les dessins. Le papillon était mon symbole de force et de métamorphose qui m’a accompagné pendant ma maladie.
As-tu dû recevoir beaucoup de traitements?
J’ai eu la chance de recevoir un traitement expérimental qui a été offert à ce moment-là à seulement 120 femmes en Amérique du Nord dont 60 au Canada. C’est grâce à ce traitement si je suis en vie aujourd’hui! Je me trouve donc privilégiée d’avoir pu y avoir accès. Certains médecins du CHUM travaillent très fort pour le rendre disponible au plus grand nombre de femmes possibles, mais il coûte très cher. J’ai été traitée pendant 4 mois avec ce protocole afin de mettre toutes les chances de mon côté, puis j’ai été opérée pour une ablation bilatérales des seins et une reconstruction immédiate suivi de radiothérapie pendant 8 semaines. 5 mois plus tard, j’ai eu une autre opération mais cette fois-ci pour enlever tout l’appareil reproducteur (ovaires, utérus, trompes) car j’avais des risques élevés de d’autres cancers en raison de ma génétique familiale. Je suis maintenant en rémission depuis novembre 2007.
Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu as eu le cancer?
Je suis toujours aussi intense! Par contre, je suis plus sélective et je choisis à quoi et à qui j’accorde du temps. J’ai fait du ménage autour de moi et je n’ai gardé que les gens qui me nourrissent et me motivent.
Que penses-tu des événements comme Breast Yourself?
J’adore le fait qu’ils sortent de l’ordinaire. Pour sensibiliser les jeunes entre 20 et 40 ans, il faut s’adapter à leur style de vie et leur style de communication. Breast Yourself est une façon rafraîchissante de parler de la cause et de sensibiliser ce groupe d’âge. Ça nous parle bien plus que les levées de fonds traditionnelles.
En terminant, quels conseils donnerais-tu à une fille qui viendrait d’avoir son diagnostic de cancer?
De prendre le contrôle sur son dossier de santé et d’insister pour qu’une biopsie de la masse cancéreuse soit faite rapidement. Ainsi on sait mieux à quel ennemi on fait face et on peut prendre les moyens pour le combattre! Il faut aussi bien choisir avec qui on veut partager notre nouvelle et trouver des gens dans notre entourage à qui se confier. Ce cancer est de mieux en mieux contrôlé et il y a beaucoup plus de femmes qui réussissent à le vaincre. Il faut donc se voir comme une « victorieuse »!
Nathalie.
Annie et moi sommes de vraies foodies, alors la bouffe dans les événements c’est très très important pour nous. On est même un peu maniaques!
Le succès d’un événement c’est basé sur pleins d’éléments, mais on n’est pas les seules à dire que la bouffe y est pour beaucoup. Alors cette année, Breast Yourself fait tout en grand, y compris tout ce qui touche la bouffe de la soirée. Marie-Annick Boisvert, l’organisatrice de l’événement, s’est assurée qu’il y ait beaucoup de bouffe et d’alcool pour ne pas que nous restions en appétit! Mais pas n’importe quelle bouffe non plus! Rien n’est trop beau pour les filles qui participeront à Breast Yourself.
Pour cette soirée bien spéciale, plusieurs restaurants et traiteurs nous feront jubiler et rivaliseront d’originalité pour ravir nos papilles gustatives:
- Le restaurant GRANGE vin + bouffe du Vieux Montréal
- Cool & Simple, les spécialistes du surgelé gourmand
- Le Restaurant Café Meatmarket
- la créatrice de surprises sucrées, Kréavie
- Rachel Rachel
- Au Chaud Lapin Avocado Traiteur et
- Schwartz’s
- Pineau de Charentes
On ne veut pas tout dévoiler car il faut garder des surprises, mais voici quelques uns des délices que vous aurez la chance de goûter au cours de la soirée:
- Poutines santé au canard confit du restaurant Grange. Qui a dit qu’une poutine ne pouvait pas être délicieuse ET santé?
- Tartes framboises pistaches importées directement de la célèbre pâtisserie parisienne Chez Fauchon et offertes par Cool & Simple. Elles sont tout simplement exquises! J’ai pris de l’avance et j’ai déjà testé pour vous…
- Des Crostinis chips de chorizo qui vous surprendront! d’Avocado Traiteur
- Des superbes mini-burgers du Café MeatMarket
- Des lollipops, bonbons et toutes sortes de friandises « girlies » de Kréavie pour satisfaire notre dent sucrée. C’est comme un halloween de rêve juste pour nous!
- Des crabcakes et des beignets macaroni au fromage de Rachel Rachel
- Du tartare de saumon et de bœuf préparés avec amour par Au chaud lapin
- Les meilleurs smoked meat de Montréal en format miniature, directement de chez Schwartz’s
- Des canapés de brandade de tilapia à l’ail rôti et romarin sur piperade de poivrons de chez Avocado Traiteur.
- Des macarons au Pineau de Charentes offerts par Pineau.
- Des surprises et encore des surprises!
Annie et moi avons déjà l’eau à la bouche et vous?
Adrian et Sébastien sont deux des rares hommes à avoir déjà assisté à Breast Yourself et ils avaient beaucoup d’anecdotes à raconter sur leurs soirées…
À voir leurs yeux pétillants, on voit tout de suite qu’ils ont adoré l’expérience! Même si, comme ils disent, c’est un peu intimidant d’être un des rares hommes parmi 500 filles.
Ils ont participé à cet événement en grande partie pour encourager leur amie Marie-Anick réputée pour organiser les meilleures soirées en ville, mais aussi parce que le cancer du sein a touché des gens près de leur entourage. C’est donc une cause qui leur tient à cœur. L’année où Sébastien a participé, il avait acheté son billet sur eBay et certains hommes avaient même payé plus de 600$ pour avoir le privilège d’y assister. Cette année-là seulement 20 privilégiés y étaient. Il raconte qu’on les a fait entré backstage lorsque la soirée battait son plein. Ils ont ensuite été présentés un à un par l’animatrice de la soirée Virginie Coossa. De quoi faire perdre les moyens aux plus courageux d’entre eux, mais surtout de créer une solidarité instantanée entre tous ces hommes. Sébastien en rit maintenant et ça reste une histoire mémorable à raconter à ses chums de gars.
Selon eux, les codes dans les partys de filles sont différents, les façons de s’amuser aussi. Les filles restent allumées et intelligentes peu importe le moment de la soirée, car elle gère souvent mieux leur consommation d’alcool. De plus, le concept des stations que l’on retrouve à Breast Yourself est génial car il permet de vivre toutes sortes d’expériences géniales et de goûter aux bouchées exquises préparées par les commanditaires qui essayent de se surpasser chaque année. Adrian en sait quelque chose car en plus d’avoir participé, il a déjà été commanditaire du temps où il avait le restaurant Le Cube.
Pour les filles, la présence d’hommes à Breast Yourself ajoute du piquant à la soirée et elles font tout pour les mettre à l’aise. D’ailleurs, une fois la glace cassée, ils se sentent bien privilégiés d’avoir cet accès exclusif à l’univers féminin.
Cette année, il est question d’un « lounge Gin Hendrix » pour les gars. Dès que j’ai abordé le sujet j’ai vu les étincelles dans les yeux d’Adrian et de Sébastien. Il est donc fort à parier qu’ils y seront de nouveau cette année…
Il reste encore quelques billets pour les hommes, oserez-vous être des nôtres? Si oui écrivez-nous à info@breastyourself.com
La semaine dernière, j’ai été toute remuée par ce poème de Nicola Ciccone qui parle du cancer. J’ai eu un grand frisson en l’écoutant, car mon père est décédé de cette maladie et j’ai aussi des amis qui se sont battues contre le “crabe”. Écoutez-le avec le cœur. On oublie trop souvent que la vie est en véritable cadeau et que c’est à nous de décider ce que nous voulons faire de notre présent:
Les mots qu’on a peur d’entendre
De Nicola Ciccone
Les mots qu’on a peur d’entendre
Les mots qui tuent qui blessent
Violence, déviance et maladie
Les mots qui laissent dans la détresse.
Un jour de mars, assis près d’elle
Dans une clinique du centre-ville
Un médecin regardant par terre
Lui prononça le mot cancer.
Ce mécréant, cette charogne
Qui tue lentement et sans remords
Voleur de rêves, tricheur de somme
Il vous volera jusqu’à la mort.
J’étais de glace et sans parole
Comme un boxeur tombé au sol
Mais, elle forte et prête à se battre
Brillait d’espoir, brillait encore.
Les mots qu’on a peur d’entendre.
Aussi bizarre que ça puisse paraître
Sont parfois de nouveaux débuts
Des mots qui peuvent changer nos vies.
Alors là, dressé comme un chien de garde
J’ai fait le serment devant moi-même
J’ai voulu défier l’impossible
Comme un enfant fonde dans le vide.
Je vais faire la guerre à la mort
Je vais faire l’amour à la vie
il y a des combats qu’on ne peut vaincre
mais le combat en vaut le prix.
Car chaque jour qu’on arrache au mal
Car chaque seconde qu’on embellit
On se rend compte qu’on a le choix
On se rend compte qu’on est en vie.
Les mots qu’on a peur d’entendre
Les mots qui tuent, les mots qui blessent
Ne sont que de mots, non pas des laisses
La vie, c’est nous qui l’écrivons.
Voici le lien vers l’album où se trouve la chanson « Les mots qu’on a peur d’entendre »
Pétillante d’énergie, Marie-Annick est une organisatrice née dont les événements sont toujours très courus. L’idée de Breast Yourself a germé dans sa tête suite à des soirées de filles qui se sont rapidement transformées en véritables happenings. Breast Yourself est vite devenu un incontournable dans le circuit des événements de l’automne.
J’ai rencontré Marie-Annick pour en savoir un peu plus sur le choix de la cause et les nouveautés de cette année
Tout d’abord, d’où vient le nom Breast Yourself?
M-A : Je cherchais un nom accrocheur et après avoir essayé toutes sortes de combinaisons avec le mot sein, les meilleures idées revenaient toujours avec le mot Breast. Breast Yourself vient de l’expression »Brace Yourself » qui peut être associée à Lève-toi et Sois fière, mais qui réfère aussi à l’auto-examen des seins. C’était la combinaison parfaite!
Pourquoi avoir choisi la cause du cancer du sein?
M-A : Je trouvais que c’était une belle cause et avec le temps, il n’y a pas un mois qui passe sans que j’entende parler d’une mère, d’une sœur, d’une amie qui a eu à se battre ou se bat toujours contre ce cancer. Une femme est déjà venue me voir pour me dire de continuer mon travail parce qu’elle passait au bistouri la semaine d’après. Puis l’année dernière une amie de 29 ans a été atteinte…
Le cancer du sein est une cause rassembleuse car ça touche tout le monde, même les hommes, qui voient leurs mères, leurs blondes et leurs amies se battre contre cette maladie.
Quelles sont les nouveautés cette année à Breast Yourself?
M-A : C’est la première année avec la participation officielle de vedettes. Par exemple, on tient un encan de toiles réalisées par plusieurs d’entre elles, dont Mahée Paiement, Louise Portal et Virginie Coossa. Plusieurs vedettes seront aussi là le soir de l’événement pour servir derrière le bar ou comme DJ invités.
De plus, pour seulement 20 $, il sera possible de se faire prendre en photo par un photographe professionnel pour un faux « cover » du ELLE Québec. La meilleure photo se méritera 1000 $ chez BCBGMAXARIA, un des commanditaires de l’événement. Puis il y aura des surprises au cours de la soirée… je ne vous en dis pas plus!









